Rhétorique et Robotique

ULB, Bruxelles, 19 mai 2017

Campus du Solbosch, Bâtiment A, Salle AY2.114

Journée d’étude organisée par Emmanuelle Danblon (GRAL-ULB) et Jean-Paul Laumond (LAAS-CNRS)

Inscription

Programme de la journée

Présentation

Y a-t-il une rupture dans l’histoire des techniques avec l’invention de la cybernétique et de la robotique ? Une telle question revient à demander si l’homme est capable aujourd’hui de fabriquer une machine intelligente.

Le roboticien aborde la question en précisant ce qu’il en est de la robotique. La robotique étudie la relation que peut entretenir, par le calcul, une machine avec le monde physique, machine à qui est assignée une action à réaliser. L’assignation (en terme technique, la commande) évoque la notion d’intention. Il reste qu’une machine est commandée de l’extérieur (elle exécute les ordres données par un opérateur et n’a pas d’intention propre). Peut-on, dans ces conditions, parler d’autonomie et si oui, sous quelles conditions ?

Le rhétoricien va répondre à la question en demandant ce que l’on signifie (mean) lorsqu’on dit qu’un robot est intelligent. Est-ce métaphorique ou non ? D’autres figures que la métaphore seraient-elles plus adéquates pour désigner l’intelligence du robot ? Et s’il y a figure, dans quelle mesure est-ce assumé par les roboticiens, le grand public et les médias ?

Le philosophe va répondre à la question en cherchant à donner une définition philosophique de l’intelligence. Quels en sont les critères ? Le jugement, la décision, l’autonomie, l’apprentissage. Une machine est-elle capable de ces fonctions ? Y-a-t il un sens à la comparer avec l’homme ? L’objectif de la journée est de croiser ces trois perspectives et de construire un langage commun propice au développement d’une recherche interdisciplinaire tendant à cerner la manière dont la technique est pensée par nos contemporains.

contact: edanblon@ulb.ac.be